Psychologues des institutions parapubliques

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C'est sur plusieurs fronts que nous luttons encore aujourd'hui, tout en sachant que lorsque les décisions de l'Etat seront prises, l'AVOP voudra les étendre aux collaborateur∙trice∙s du parapublic. Il faudra, alors, s'assurer que les modalités d'application seront équitables et que la "traduction" par l'association patronale du statut de l'Etat ne nous pénalise pas trop. Il faudra aussi coordonner nos positions avec celles de nos partenaires des autres associations de spécialistes et exiger de l'AVOP que les nouvelles conditions de travail s'insèrent dans un accord collectif de travail plus large.

L'étape suivante sera de négocier cette CTT, en tenant compte des conditions particulières qui sont les nôtres. En nous souvenant des difficultés de négociation passées, nous pouvons imaginer que ces démarches ne seront pas de simples formalités. Nous espérons trouver parmi les collègues travaillant dans les institutions parapubliques, l'appui et l'engagement que réclame ce difficile passage, car si nos conditions de travail ne peuvent coûter plus que ce que l'Etat paierait avec ses propres employé∙e∙s, elles peuvent aussi, par "érosion" devenir encore moins attractives.

Historique

Au milieu des années 1990, dans la mouvance des projets d'économie "Orchidée", a été ressenti le besoin d'harmoniser les conditions de travail des spécialistes travaillant dans les institutions sociales privées. Par "spécialistes", nous entendons, dans le parapublic, les professionnel∙le∙s venant en appui des équipes éducatives ou d'enseignant∙e∙s, à savoir les psychologues, les logopédistes et les psychomotricien∙ne∙s, mais aussi les physiothérapeutes, les ergothérapeutes, les infirmir∙ère∙s, etc. De formations différentes, engagé∙e∙s par des directions indépendantes, ces employé∙e∙s jouissaient de statuts disparates, malgré les directives de l'association patronale appelée l'AVOP (Association Vaudoises des Organismes Privés) et les économies recherchées par l'Etat sur leurs conditions de travail n'allaient rien arranger à cela.

Dans un premier temps, pour lutter contre la péjoration des conditions de travail, les associations professionnelles se sont regroupées, afin de présenter un front uni. Elles se sont ensuite alliées aux syndicats actifs dans le secteur, pour l'essentiel le SSP - Vaud et l'UNIA - FIPS, afin de réclamer un accord cadre facilitant la mobilité professionnelle et évitant les disparités ou les abus. Le front uni présenté contre les mesures arbitraires d'économie porta ses fruits et bloqua à deux reprises l'Etat dans ses tentatives d'économiser de l'argent sur notre dos. Par contre, l'accord collectif n'a pas pu être trouvé, la délégation patronale rompant les négociations dans l'attente d'une prise de position de l'Office du personnel quant à ses propres spécialistes, engagées dans les écoles.

C'est pour représenter les psychologues dans ce processus qu'a été créée la commission AVP des psychologues des institutions parapubliques. Disons toutefois que la plupart des démarches ont été entreprises conjointement avec les collègues des autres associations et en assemblée générale. La commission a surtout été un groupe de soutien au représentant de l'AVP. Comme le dossier est étroitement lié à ce qui se passe dans le domaine des psychologues scolaires, il agit d’être en lien avec le GIPSE et d'être attentif aux développements du processus DECFO-SYSREM (Description des Emplois et Classification des Fonctions et SYStèmes de REMunérations).

Membres de la Commission

Pascal Weinguni